Posted on 24 juillet 2009 par

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La naissance
Nous habitons Noisy, en Seine-Saint-Denis depuis 1996. Après avoir vécu à Paris, puis à Boulogne-Billancourt, au premier enfant.
Le second est né juste derrière la fenêtre, au premier étage de cette clinique près du grand arbre. Été 99.

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La maison de famille
Là se forme l’angle de nos deux adresses. Un boulevard, un passage. Le premier est emprunté nécessairement pour filer vers le centre, organisé autour de la vitesse des corps qui le traversent, de part et d’autre des immeubles. Le second est semi-privé, irrégulier, chaotiquement dangereux. Il conduit aux quatre maisons qui forment l’ensemble.
Le boulevard de la République est minéral, bruyant. Le passage Mélanie est végétal, il détruit la vitesse. Il s’agit pourtant du même endroit.

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Le travail en cours
Amandine B. de la Fondation Internet Nouvelle Génération m’indique la date de notre prochaine réunion, en septembre. Son mail précise qu’il faudrait élargir le cercle des échanges pour y associer les acteurs que l’on évoque ensemble régulièrement. Un premier axe de réflexion pourrait prendre la forme d’un colloque, séminaire ou barcamp autour du thème de la Ville, du commerce de proximité et des TIC. Et un deuxième axe d’expérimentations est en préparation sur notre possible projet noiséen, comme nous le souhaitions.

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Le poteau à l’entrée du passage
Le poteau à l’entrée du passage incarne la friction permanente des deux univers. Et finalement des époques, me semble t-il. De nos modes de vie, de notre manière d’habiter ou d’inhabiter cette ville. Sur le boulevard, le béton, la brique, le verre et le plastique dominent les façades, les enseignes. Dans le passage, le plâtre, la meulière et le fer rouillé laissent entrevoir le caractère conservatoire de ce lieu tel que nous l’avons découvert.
Les traces blanches que l’on trouve  sur les pavés, dans le feuillage des troènes et parfois jusque dans la rue sont, en réalité, des particules en décomposition sur lesquelles je pose ce doigt.

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Sylvain G. me donne rendez-vous
Sylvain G. me donne rendez-vous  au café Les Pyramides, en soirée, me laissant le temps de revenir de Paris, en passant par la gare Magenta. Il pleut à torrent, j’entre dans le café  et regarde les hommes décompresser autour d’une bière. Ce qui me frappe, ce sont leurs chaussures et les bas de pantalons raidis par le ciment frais. Ils sortent d’un chantier. Je ne prends pas de photos, et pourtant, cette image je la désire.  SG arrive en souriant. Nous évoquons le fonctionnement et l’organisation d’un conseil de quartier, la ville, les gens, et le projet qui semble nous réunir. Celui de travailler la question de l’ouverture d’une librairie. Nous connectons un à un les points de passage et  les connaissances partagées, les possibles ou les futures impasses. Et un peu des bribes de vie. Il faut regarder tout cela de très prêt. Mais déjà, de mon point de vue, la rencontre s’est opérée.

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