Samedi six heures du soir

Posted on 4 octobre 2009 par

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On s’en fout puisqu’on les aime, mais aussi, parfois, les choses n’arrivent pas. Ce livre

P Declerck

 

qui a bientôt dix ans montre comment on participe à la réalité des choses (en l’occurrence, comment vivent les clochards dans ce monde soumis à la consommation à outrance, à la course aux profits, à la concurrence traître et éhontée).

D’autres, dont mon amie Jane Atwood vont vers eux,

Jane

dans ce maelström inique, abscons, dénué de tout sens (sauf celui que ceux qui le dominent veulent au minimum lui instiller, objets qu’ils sont de leurs pauvres inconscients), des êtres sont jetés à la rue. Puisque Patrick Declerck est juste mon contemporain, puisque j’ai lu ce livre, puis d’autres, puisque je sais qu’il fait le même métier que moi dans des lieux plus blessants, parce qu’il y parvient, je me disais « je vais aller l’écouter », il devait présenter son livre, son travail, dans une librairie qu’il m’arrive de fréquenter,

genre urbain jour

le Genre Urbain, de la rue de Belleville.

Rue de Belleville, samedi vers six heures,

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ça a quelque chose d’exactement semblable aux autres jours. Complètement différent du reste de la capitale (à la même heure, quelques images du triangle d’or :

Pincon-Charlot

un jour, ce sera fait).

Et puis voilà, il est six heures, on appelle, il ne viendra pas, peut-être le verrons nous le 24 octobre,

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nous verrons bien, mais aujourd’hui non. Tant pis.

On s’en fout, puisqu’on les aime : j’ai redescendu la rue,

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à ma gauche, la rue Desnoyers, et les « mobiliers urbains »

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décorés par cette femme, noire et drôle. Le monde, en attendant, le matin même, descendant la rue passant à celle des Goncourt, j’ai croisé la poste.postes référendum

Pendant le week-end.

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