L’emploi du temps

Posted on 16 novembre 2009 par

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L’emploi du temps a quelque chose de tellement obligé que, parfois, on aimerait temporiser, arrêter un peu cette marche en avant (en avant ?), tenter de laisser le monde bouger et de s’absoudre de ce mouvement, illusoire, futile, inutile.

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Oui, seulement l’utilité n’est pas une mesure : et puisqu’il faut faire, nous faisons.

Durant ces dernières semaines, c’est le pas du quantitatif qui a pris le pouvoir : on produit des données, on saisit les données, on analyse les données (dans ce « don, », d’ailleurs, il y aurait bien des choses à ôter, remettre, défendre, exclure, redéfinir, préalables et a priori, sens commun et difficultés de comprendre, produire parce qu’il le faut, c’est inscrit au contrat, au bon de commande, et puis tous aussi, nous avons à manger aussi, à prévoir, à instruire et à communiquer). On en est là.questionnaires

Six semaines, les vacances de la Toussaint, les préparations et les terrains, les gens, les enquêteurs-trices, le monde qui bouge, les enfants et les grand-parents, les cinémas bondés, les musées les expositions, les grandes villes, cette vie d’ici (et en Inde ? ou en Malaisie ? ce sont ces questions qui se posent, toujours), cette vie qu’on tente (maladroitement) de mesurer, suivant des « problématiques », des désirs de comprendre, des obligations d’injonction, d’opposition, de stratégie, d’étayage… On fait le boulot.

Le matin au café, on pense.

café pain

L’après-midi, en réunion, on rêve.

Le soir, au café à nouveau, ou sur les quais, une sorte de printemps qui vit et bat, et le temps qui passe, les « données » qui s’éclipsent et la vraie vie qu’il suffit de prendre.

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Et parfois, il fait tellement beau.

(Sortir de l’hôtel et de ce « ring », anneau, frontière ; pour Adrien Villeneuve)

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